Rencontre du troisième type
Contrairement a Paris, le mois d'aout est loin d'être une période morte a Porto. La ville déborde d'expos, de sports a grand spectacle, de concerts. L'hôtel en est un témoin privilégié: au moindre évènement, il y a de fortes chances de voir débarquer tout le staff.
Par exemple mercredi, je suis resté travailler a l'hôtel puisque le bureau était fermé (15 aout, férié également au Portugal). En descendant pour le déjeuner, j'ai tout de suite senti que quelque chose avait changé dans le lobby de l'hôtel.
Oui, les serveurs en livrée marchent a pas feutrés comme d'habitude.
Oui, ils sont toujours aussi aimables, prévenants.
Oui, la petite musique d'ambiance est toujours aussi ... ambiante.
Ah voila! J'ai trouvé! Le "petit" truc qui a changé se sont les guitares en vrac, les caisses de zicos dans le passage, les grands tatoués, les petits barbus, et la bande de camionneuses en vrac sur les sofas. Le contraste est amusant, entre les clients habituels, l'atmosphère policée du lieu, et ces lads anglais (ben ouais, c'est forcément des anglais) en train de vider le bar a midi.
Je m'installe, pas très loin d'un groupe de quatre (The Sunshine Underground) en train de faire un sort a une multitude de bières. A leur accent bien rocailleux ils viennent du nord, pour un peu je me croirais dans ma bien aimée Leicester. Intrigué, je me dis que ce serait dommage de ne pas être au courant de ce qui se passe dans le coin, alors au bout de quelques minutes je risque un timide "Is there a rock festival around?".
Silence.
Ils s'arrêtent de boire. Se regardent. Puis l'un d'entre eux me répond que oui, il y a un festival. Ensuite, d'un air un peu gêné "but I don't even know the f***ing name nor the f***ing place". OK, c'est pas gagné ... (après enquête le festival c'était le "Festival de Paredes de Coura", dans le nord du Portugal).
Puis quelqu'un est arrivé, c'était l'heure de se rendre au fameux festival-dont-ils-ne-connaissaient-pas-le-nom-dans-un-endroit-inconnu.
Alors tout l'équipage s'est mis en branle, les tatoués, les barbus, les camionneuses, les caisses, les guitares.
Quelqu'un me tape sur l'épaule "I dont need it anymore", en me tendant une bouteille de Zubrowska a moitié pleine.
Je me dis OK, merci mon gars, mais moi "I dont need it yet".
Avec la petite musique d'ambiance.
Par exemple mercredi, je suis resté travailler a l'hôtel puisque le bureau était fermé (15 aout, férié également au Portugal). En descendant pour le déjeuner, j'ai tout de suite senti que quelque chose avait changé dans le lobby de l'hôtel.
Oui, les serveurs en livrée marchent a pas feutrés comme d'habitude.
Oui, ils sont toujours aussi aimables, prévenants.
Oui, la petite musique d'ambiance est toujours aussi ... ambiante.
Ah voila! J'ai trouvé! Le "petit" truc qui a changé se sont les guitares en vrac, les caisses de zicos dans le passage, les grands tatoués, les petits barbus, et la bande de camionneuses en vrac sur les sofas. Le contraste est amusant, entre les clients habituels, l'atmosphère policée du lieu, et ces lads anglais (ben ouais, c'est forcément des anglais) en train de vider le bar a midi.
Je m'installe, pas très loin d'un groupe de quatre (The Sunshine Underground) en train de faire un sort a une multitude de bières. A leur accent bien rocailleux ils viennent du nord, pour un peu je me croirais dans ma bien aimée Leicester. Intrigué, je me dis que ce serait dommage de ne pas être au courant de ce qui se passe dans le coin, alors au bout de quelques minutes je risque un timide "Is there a rock festival around?".
Silence.
Ils s'arrêtent de boire. Se regardent. Puis l'un d'entre eux me répond que oui, il y a un festival. Ensuite, d'un air un peu gêné "but I don't even know the f***ing name nor the f***ing place". OK, c'est pas gagné ... (après enquête le festival c'était le "Festival de Paredes de Coura", dans le nord du Portugal).
Puis quelqu'un est arrivé, c'était l'heure de se rendre au fameux festival-dont-ils-ne-connaissaient-pas-le-nom-dans-un-endroit-inconnu.
Alors tout l'équipage s'est mis en branle, les tatoués, les barbus, les camionneuses, les caisses, les guitares.
Quelqu'un me tape sur l'épaule "I dont need it anymore", en me tendant une bouteille de Zubrowska a moitié pleine.
Je me dis OK, merci mon gars, mais moi "I dont need it yet".Je lève les yeux vers le gars (bordel, il est grand) - eh mais c'est Pete Doherty, le chanteur des Babyshambles! Avec la même tête de "mais ou suis-je?" que dans les magazines! Surpris, comme un blaireau j'ai rien dit, et je me suis retrouvé tout seul avec la bouteille de vodka en main, dans le lobby.
Avec la petite musique d'ambiance.
Labels: non rien

4 Comments:
Ca commence fort ce blog ! Pete Doherty t'as refilé sa picole ! Ah ben ça :)
oui j'aurais préféré Kate Moss mais bon ... j'avais pas de coke a lui proposer de toute facon
Faut la revendre sur ebay ta bouteille de vodka !
Moi j'ai rencontré Gérard Manvussa,le chanteur des Boomchtattrape's,ben, il m'a rien donné! J'ai vu un certain Foub' aussi blond vénicien de son état pendant sa tournée en France. Eh ben il est toujours pas bronzé!
Sinon j'espère que ca roule pour toi Mory BIzzz
Matth
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